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Une nouvelle interprétation de l’Heure Bleue pour l’automne


Annonce pour l’automne 2012: Guerlain doit célébrer les 100 ans du parfum légendaire l’Heure Bleue comme il se doit. Il est donc prévu qu’une nouvelle fragrance voit le jour à la rentrée. Voici les détails en avant première. 

En 1912 naissait l’Heure Bleue. Père: Jacques Guerlain. Mère: l’impression fugace célébrée par les impressionnistes  associée au coucher du jour, subtile entre-deux, pont entre le jour et la nuit. Caractéristique du nouveau né: Notes d’oeillets, de néroli et de bergamote le tout couronnée d’une note anisée, puis soupoudré  d’iris et de violette sur un fond de vanille, de benjoin et de fève tonka. Guerlain pouvait être fière de son rejeton.

Après cent ans, il convenait de lui rendre hommage. Pour ce faire, le parfumeur va sortir un coffret en édition limitée en automne contenant une version renouvelée de la précieuse essence. Pour l’occasion, Thierry Wasser et la Maison de Broderie Lesage vont travailler de concert pour faire de la fragrance un trésor de créativité.

Il n’est bien sûr pas question de trahir la personnalité de la fragrance originelle, mais plutôt de la donner une nouvelle profondeur  le temps d’une édition spéciale notamment en exaltant les notes de fond poudrées qui font la spécificité de l’Heure Bleue. Une version plus fraîche et plus moderne qui poussera les néophyte à partir à la découverte de ce légendaire parfum, et les initiés à se laisser surprendre par une nouvelle proposition.

La Maison Lesage au savoir-faire unique a conçu pour l’occasion un magnifique coffret gainé de velours bleu contenant la version extrait d’origine et ses trois nouvelles interprétations.

L’original reste au catalogue sous la version  :eau de toilette , eau de parfum et extrait.

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Après les nouvelles collections femmes, voilà venu le tour des hommes !

 

On vous savait impatients, mais voilà de quoi satisfaire votre curiosité. Sur sa lancée printanière, la maison Guerlain vient de sortir une nouvelle fragrance pour vous les hommes : « L’Eau boisée » !

On vous avait déjà fait tout un papier sur « Habit Rouge », un parfum masculin légendaire qui était apparu en 1965 et qui avait fait peau neuve en octobre 2011. Cette fois-ci, Thierry Wasser a décidé de raconter sa propre histoire en actualisant «Guerlain Homme», donnant par la même occasion une version indomptable (la sienne !) d’une fragrance inoubliable. A l’image de l’homme Guerlain, la maison de luxe décrit sa dernière création comme un péché exquis : « Et puisque la « gourmandise » est un merveilleux défaut quand elle chatouille nos narines, ici nous « abusons » des bonnes choses à la touche élégante » .

Alors qu’attendez-vous ? Foncez !


Un printemps qui nous réchauffera l’âme et le corps avec Guerlain

Il y a « Les roses et le Noir », collection phare de ce printemps, mais pas que. Pour fêter l’arrivée du printemps, la célèbre marque qui allie avec brio tradition et innovation dans ses fragrances a présenté cinq nouvelles créations. 

Il y a d’abord le nouveau parfum de la collection « Aqua Allegoria », un mélange de lys et d’ylang ylang, bref un aller direct au coeur d’un jardin ensoleillé garanti par « Lys Soleia » :

Ensuite, si vous avez aimé « Idylle eau de parfum », vous ne résisterez pas à la note de jasmin-lilas d' »Idylle Duet » !

Au détour d’un chemin, vous découvrirez aussi une nouvelle version de « Shalimar Parfum Initial » : « L’Eau ». Thierry Wasser, parfumeur de la maison, rafraîchit cette fragrance en y ajoutant de l’essence de néroli et des écorces de pamplemousse. Il revisite ici l’identité particulière de la fragrance mythique de 1925.

Pour sortir un peu du rose et partir sur des teintes un peu plus orangées, la collection l' »Art et la Matière » accueille aussi une nouvelle recrue : le mystérieux ‘Myrrhe et Délires’.

Enfin, last but not least, et pour finir sur une note un peu plus virile, la collection « Guerlain Homme » fait place à « L’eau Boisée », une fragrance au sillage plus épicé et résineux que son prédécesseur, « Guerlain Homme ».

Avec toutes ces nouvelles apparitions, le printemps sera prometteur !


Le Pop-Up Store se revêt de noir !

Le saviez-vous ? Juste à côté de la mythique boutique du 68 avenue des Champs Elysées se trouve une boutique éphémère, un nouveau concept créatif développé par Guerlain : le Pop-Up Store.  Tout y est : des collections de parfums exclusives aux dernières nouveautés maquillage. Mais à l’occasion de la sortie du premier parfum de l’année, le plus vieux parfumeur français met à l’honneur sa dernière création : « La Petite Robe Noire ».

« Un parfum est à sa façon une robe invisible, un jeu entre ce qui se cache et ce qui se dévoile.» expliquait Thierry Wasser, le célèbre nez de Guerlain, à propos du nom de sa nouvelle création, « La Petite Robe Noire ». Guerlain a décidé de tout nous dévoiler sur cette dernière fragrance et a habillé son Pop-Up Store aux couleurs du flacon : blanc et noir avec de petites touches roses. Côté design, c’est le studio de design N.AdS dirigé par Nathalie Auzepy qui s’en occupe.

Au programme ? Un univers poétique où mode, glamour et ambiance parisienne s’entrecroisent.


Top 5 des parfums Guerlain pour la Saint- Valentin

La fête des amoureux arrive à grands pas. L’occasion de vous concocter une sélection des produits Guerlain les plus tendance, pour nous certes, mais pour lui aussi… De élixirs d’amour qui feront de votre Saint-Valentin un jour inoubliable.

Mais commençons par nous : quel est le must du must en matière de chic et glamour ? Nous opterons pour « Shalimar Initial », un parfum sorti en 2011 et créé par l’un des plus grands nez de ce siècle, Thierry Wasser. Cette irrésistible fragrance est à la fois complexe, riche et dense, et procure par son originalité une émotion intense. Teinté d’iris, ce parfum nous entraîne dans un univers tamisé, raffiné et très féminin. Si le parfum est initialement un hommage à la jeune princesse indienne Mumtaz Mahal, il nous fait voyager au milieu de jardins secrets perdus dans une Inde au coucher du soleil.

Si vous préférez une fragrance qui respire la fraîcheur et les notes fruitées, faîtes subtilement allusion dans une conversation avec votre amoureux à « Idylle eau Sublime », un parfum toujours créé par notre célèbre parfumeur français.  Dernier né de la famille Idylle de Guerlain, « Idylle Eau Sublime » est fidèle aux habitudes de Thierry Wasser : frais et innovant tout en conservant les codes qui ont fait le succès de la maison Guerlain. Au niveau de l’univers olfactif, l’identité florale-chyprée relative à Idylle est toujours présente mais avec un aspect fruité renforcé : une note de tête rose et litchi pétillante accompagnée de jasmin et de pêche chaude et suave. Pour ce qui est du flacon, la forme de la goutte d’or a été conservée mais dans une version plus légère et sophistiquée. Le coloris rose tendre, propose différentes nuances à travers la lumière cristalline du verre.

Pour plus de gourmandises, optez pour « La petite robe noire », une fragrance inventée par Delphine Jelk dans le flacon de « Mitsouko ». Un cocktail de citron, réglisse et d’amande qui nous aguiche le nez et dégage une atmosphère à la fois romantique et pulpeuse, associant des notes vanillées et pralinées à l’incontournable patchouli pour aboutir à un accord oriental émoustillant. Un délicieux dessert qui plaira aux adeptes de la tarte aux fruits.

Pour lui….Choisissons « l’Instant de Guerlain ». Ce parfum boisé, éclatant et séducteur créé par Béatrice Piquet et Sylvaine Delacourte, est un mélange d’agrumes-épices en tête avec le citron et la bergamote mêlés aux cristaux de badiane (anis étoilé) et au poivre des Philippines. Cette fragrance fera partir votre bien-aimé à la découverte de senteurs inédites du thé Lapsang et des fèves de cacao amer, mais aussi du jasmin des Indes et du Santal de Mysore. Les notes de fond marient graines d’hibiscus et patchouli pour des arômes plus terreux.

Enfin, pour être sûre de votre coup, « Habit rouge » est un grand classique qui fait sensation à tous les coups. Mélange d’effluves qui viennent de la terre, du cuir échauffé et de la forêt, cette fragrance est à la fois expressive et délicate, un vrai parfum d’homme. Plein de contraste, il fut le premier parfum oriental masculin, c’est le parfum des chasseurs, même s’il s’agit de la plus tendre des chasses.

En espérant avoir été de bons conseils, nous vous souhaitons une bonne Saint-Valentin à tous et à toutes…


Le paradis interdit de Thierry Wasser, un péché exquis


Thierry Wasser, le nez de la maison Guerlain, réussit un coup de maître avec sa dernière création.  Parfait exemple du luxe à la française, la nouvelle fragrance «Paradis interdit» en envoûtera plus d’une, grâce à ses notes de fleurs blanches, de bois rare et de muscs blancs, le tout relevé d’une touche miellée. Disponible en seulement 57 exemplaires, ses propriétaires auront de quoi faire des envieuses…

Le flacon est à l’image de la fragrance : classique, délicat et élégant. Pour cette douce occasion parfumée, la maison Guerlain s’est associée à la Cristallerie Baccarat, la célèbre manufacture de cristal créée en 1764 par Louis XV en Meurthe-et-Moselle. Le flacon, en forme d’abeille, est un clin d’oeil à l’histoire de la marque. Icône fondatrice de la maison Guerlain, l’abeille y fait son entrée dès 1853 avec l’Eau de Cologne Impériale, spécialement produite pour l’impératrice Eugénie.

Guerlain et Baccarat n’en sont pas à leur premier coup d’essai. La cristallerie avait déjà séduit la marque grâce à son modèle «chauve-souris», en cristal massif incolore, pour le célèbre et intemporel parfum Shalimar. En forme d’urne côtelée sur piédouche facetté, sertie d’un bouchon éventail sur sa partie haute, Baccarat a réussi à allier classique et élégance, deux codes artistiques chères à Guerlain et qui font sa singularité. Pour «Paradis interdit», le flacon Abeille, en cristal et or fin, mais aussi peint à la main à l’intérieur des ailes pour mieux réfléchir la lumière,  joue les divas.

Thierry Wasser, l’un des meilleurs nez de sa génération, réussit une véritable prouesse avec «Paradis Interdit». Encore une fois, l’heure est à la classe légendaire et intemporelle. Excepté les 57 uniques chanceuses au monde qui pourront se targuer de posséder un exemplaire de Paradis Interdit, jamais un parfum n’aura si bien porté son nom.


Les flacons aussi font l’ivresse…

Si l’essence enchante l’odorat, le flacon font le plaisir des yeux. Le second est souvent aussi important que le premier dans l’univers de la parfumerie, en particulier chez Guerlain. Les journées particulières de LVMH offrent l’opportunité unique d’avoir accès aux collections de flacons qui ont peuplé l’histoire des maisons de parfums. 

Qu’ils soient en cristal ou en verre fin, le dessin des flacons est toujours au centre des préoccupations car ils sont le symbole de la personnalité et  des origines de la fragrance. A ce titre, les flacons de Baccarat occupent une place de choix l’histoire des prestigieuses maisons de parfum. A Orphin, on s’applique à confectionner L’Heure Bleue, de Shalimar ou de L’Instant de Guerlain.

Si les machines réalisent évidemment un part certaine du travail de confection, de nombreuses manipulations demeurent manuelles, dans le respect des règles de l’art. Lors des Journées particulières, les visiteurs pourront admirer les « dames de table » de Guerlain réaliser des gestes ancestraux qui perpétuent la tradition et la qualité des créations de la maison. Notamment, ils auront l’occasion d’assister à la mise en application de la technique du baudruchage qui implique de coller minutieusement une membrane hermétique sur le bouchon du flacon et l’application du sceau de cire.

Dans la boutique des Champs-Elysées, les trois étages seront ouverts pour présenter, grâce à l’intervention d’experts, des flacons rares et précieux, des boîtiers de maquillage datés de 1828 à nos jours, des affiches publicitaires et même un livre de formules. Le nez de la maison, Thierry Wasser racontera son travail et fera part de sa vision pour l’avenir de la maison : «Je pense que l’industrie a fait du parfum un produit fonctionnel : le geste de se parfumer, par exemple, est devenu banal, dit-il. A l’avenir, parmi la pléthore de nouveaux lancements, j’entrevois une fenêtre où te rêve est encore là. »

C’est le moment ou jamais de se constituer une culture sur les flacons de parfum.


Thierry Wasser ravive la mémoire d’Habit Rouge L’Eau

Un parfum masculin légendaire faisait son apparition en 1965. Aujourd’hui, 46 ans plus tard, Guerlain continue d’alimenter son histoire en actualisant Habit Rouge L’Eau. Le conteur, Thierry Wasser, en donne une version contemporaine, sans cesser de rester fidèle à son esprit d’origine.

Une approche olfactive qui réactive en les actualisant les qualités de la version initiale tout en respectant les codes et l’élégance qui prévalaient au moment de sa création. La nouvelle version est plus détendue, rafraîchie à l’aide de nouvelles notes inattendues.

La fraicheur végétale de la sève de la nouvelle version en fait un parfum moins oriental et beaucoup plus hespéridé que la version originale. Les notes sont plus vertes, les bois sont plus souples, et le tout est relevé d’un brin d’amertume revigorant.

Les effluves de l’orange amère et d’un accord noisetier frais enchantent la fragrance tandis  qu’une note de jasmin apporte aussi une transparence sans faille. La part orientale est toujours présente grâce aux traits de vanille et aux notes boisées.

Si l’ensemble est plus limpide et moins « chic » comme le souligneront certains inconditionnels de l’ancienne version, La filiation reste incontestable et le style Guerlain est toujours reconnaissable entre tous.


Devenir parfumeur ou le long parcours d’un démiurge

Plus j’alimente ce blog, plus l’univers du parfum suscite mon admiration, en particulier le savoir faire des parfumeurs. Je me suis penché sur cette activité peu connue et transversale, au croisement de différents métiers. Même s’il est trop tard pour moi,  l’affinement des techniques en parfumeries et l’ouverture de nouvelles formations sont susceptibles d’inspirer des vocations inattendues.

Le métier de parfumeur, aussi appelé « nez » ou « créateur de parfum, possède une particularité qui le rend relativement difficile d’accès: sa polyvalence. Doté d’une mémoire irréprochable, un parfumeur doit aussi détenir de solides connaissances scientifiques et faire preuve de créativité. Enfin, il doit être à l’affût des dernières tendances afin d’inscrire ses créations dans l’air du temps et maîtriser quelques notions de marketing pour être en position de les vendre.

Patience et persévérance sont aussi deux de ses principales vertus. Il faut prendre le temps de s’approprier quelques 400 matières premières, pour être éventuellement ensuite capable d’enregistrer 1500 à 2000 odeurs. ce n’est pas pour rien si la formation est aussi longue. En France, l’ISIPCA (Institut supérieur international de la parfumerie, de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire) accepte chaque année vingt candidats dans l’option parfumerie. Ceux-ci doivent être titulaires d’un diplôme d’études universitaires générales de chimie ou de biochimie. Le cursus de formation est alors de deux ans de cours théoriques alternés de stages pratiques dans des sociétés de parfumerie. Il faut ensuite faire ses preuves sur le terrain.

Une fois tous les obstacles surmontés, les opportunités de création se révèlent passionnantes : comme un compositeur entend sa mélodie avant de la coucher sur le papier, le parfumeur est capable de sentir mentalement sa fragrance avant d’en écrire la formule. Il est démiurge, usant de ses connaissances et de l’infinie palette des associations pour accoucher de la composition qu’il aura imaginée.

La profession a connu un certain nombre d’évolutions et offre un nouvel horizon aux jeunes qui voudraient s’engager dans cette voie. Quand il était question d’artisanat il y a encore quelques années, on parle aujourd’hui d’industrie et même de business. De plus, de nouvelles mesures de législation et de prix des matières premières naturelles sont venues à la fois contraindre et renouveler la pratique du métier.

Guerlain n’est pas en reste avec Thierry Wasser, un « nez » infaillible détenteur de 3000 odeurs et  dont les compositions font mouche à chaque fois.


Les roses, l’une des nombreuses passions de Guerlain

Le reportage des Racines & des ailes diffusé le mercredi m’a donné envie de creuser un peu la question du recours à la rose en parfumerie. il s’avère qu’elle est utilisée depuis l’antiquité et qu’à l’heure actuelle, certaines variétés botaniques restent rétives au procédé de synthèse.

Il y a deux façons d’utiliser la rose en parfumerie : soit en soliflore, c’est-à-dire que la rose constitue l’essentiel du parfum, soit comme note de cœur associée à d’autres essences dans des parfums dits floraux, dont généralement la majorité est féminine.

Deux variétés botaniques sont recherchées par les parfumeurs : la rosa centifolia, autrement appelée rose de mai ou de Provence, que l’on trouve à grasse ou au Maroc, et la rose damascena, rose de Damas, cultivée en Bulgarie et en Turquie. La centifolia de Grasse est particulièrement réputée pour essence absolue obtenue grâce à son extraction aux solvants volatils.

La centifolia du Maroc et la damascena turque sont traitées à la fois aux solvant et à la vapeur d’eau, ce dernier procédé permettant d’obtenir une huile essentielle. La damascena bulgare quand à elle, n’est traitée qu’à la vapeur.

La cueillette de la rose de mai est une phase clé du processus de production. Elle se fait à l’aube, le plus vite possible, afin de cueillir la rose au moment où elle est la plus riche en produits volatils. D’ailleurs dans l’émission, il est précisé que les récoltes sont effectuées chaque année par les mêmes personnes : c’est un gage de qualité.

L’exigence et l’attention attachées à la production de la rose de mai est facilement compréhensible quand on comprend à quel point cette matière est précieuse: cinq tonnes de fleurs sont nécessaires pour obtenir un seul kilo d’essence.  Une matière première appelée « « la reine de la matière luxe rare » par Thierry Wasser, et que l’on serait bien tenté d’appeler de l’or rose.

La valeur de la rose de mai est décuplée par l’impossibilité de reproduire sa base naturelle grâce au procédé de synthèse. En effet, l’huile de la rose centifolia est constituée de plus de trois cent constituants moléculaires, certains n’étant pas identifiables.

On retrouve de l’absolu de cette rose unique dans des parfums comme Mitsouko ou Shalimar de Guerlain.