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Les roses, l’une des nombreuses passions de Guerlain

Le reportage des Racines & des ailes diffusé le mercredi m’a donné envie de creuser un peu la question du recours à la rose en parfumerie. il s’avère qu’elle est utilisée depuis l’antiquité et qu’à l’heure actuelle, certaines variétés botaniques restent rétives au procédé de synthèse.

Il y a deux façons d’utiliser la rose en parfumerie : soit en soliflore, c’est-à-dire que la rose constitue l’essentiel du parfum, soit comme note de cœur associée à d’autres essences dans des parfums dits floraux, dont généralement la majorité est féminine.

Deux variétés botaniques sont recherchées par les parfumeurs : la rosa centifolia, autrement appelée rose de mai ou de Provence, que l’on trouve à grasse ou au Maroc, et la rose damascena, rose de Damas, cultivée en Bulgarie et en Turquie. La centifolia de Grasse est particulièrement réputée pour essence absolue obtenue grâce à son extraction aux solvants volatils.

La centifolia du Maroc et la damascena turque sont traitées à la fois aux solvant et à la vapeur d’eau, ce dernier procédé permettant d’obtenir une huile essentielle. La damascena bulgare quand à elle, n’est traitée qu’à la vapeur.

La cueillette de la rose de mai est une phase clé du processus de production. Elle se fait à l’aube, le plus vite possible, afin de cueillir la rose au moment où elle est la plus riche en produits volatils. D’ailleurs dans l’émission, il est précisé que les récoltes sont effectuées chaque année par les mêmes personnes : c’est un gage de qualité.

L’exigence et l’attention attachées à la production de la rose de mai est facilement compréhensible quand on comprend à quel point cette matière est précieuse: cinq tonnes de fleurs sont nécessaires pour obtenir un seul kilo d’essence.  Une matière première appelée « « la reine de la matière luxe rare » par Thierry Wasser, et que l’on serait bien tenté d’appeler de l’or rose.

La valeur de la rose de mai est décuplée par l’impossibilité de reproduire sa base naturelle grâce au procédé de synthèse. En effet, l’huile de la rose centifolia est constituée de plus de trois cent constituants moléculaires, certains n’étant pas identifiables.

On retrouve de l’absolu de cette rose unique dans des parfums comme Mitsouko ou Shalimar de Guerlain.


Quand Thierry Wasser s’en va pour Grasse

Choses promises choses dues…Voici la vidéo du reportage DES RACINES & DES AILES disponible en ligne. La partie concernant la rose, et plus particulièrement le laboratoire Orphin où travaille Thierry Wasser ainsi que la culture de la rose de mai à Grasse, apparaît à 1h et 55 secondes exactement.

Pour élaborer ses parfums, Thierry Wasser, le parfumeur de Guerlain,  va chercher ses roses en Bulgarie, en Turquie et au Maroc. Mais la fine fleur de la rose, ce qu’il appelle « la reine de la matière luxe rare », il se la procure à Grasse, « le paradis des parfumeurs », où est produit la rose de mai, dont la fragrance est absolument unique.

La rose, à l’instar du vin, doit sa note inimitable au terroir, et comme pour le vin, on peut parler de cru, de nuances fruitées, miellées etc. C’est ce que Thierry Wasser vient évaluer, pour estimer la qualité de la fragrance annuelle.

Les récoltes quotidiennes, effectuées chaque année par les mêmes cueilleuses dans un souci de qualité, peuvent atteindre 350 kilos de rose. Une récolte qui constitue un « océan de parfum », un « trésor » aux yeux de Thierry Wasser, en regard du nombre de roses qu’il faut pour un flacon de parfum, et surtout en regard la beauté de la fragrance elle-même.

Le reportage permet notamment de voir comment le nez Thierry Wasser travaille: avant de partir à Grasse pour allez superviser la récolte de la rose de mai, il se remémore la fragrance de l’absolu qu’il pourra mieux reconnaître ensuite. Nous apprenons qu’il a en mémoire la bagatelle de 3000 odeurs, qu’il est ainsi en mesure d’identifier.

Un savant mélange de culture, de terroir, de savoir faire et d’amour, que le reportage DES RACINES & DES AILES nous fait toucher du doigt.


DES RACINES & DES AILES, Thierry Wasser et les roses…

Hier soir, l’émission DES RACINES & DES AILES consacrait une partie de son reportage, un jardin sur la Méditerranée, à la rose, la reine des fleurs. Thierry Wasser a été interrogé pour parler de son laboratoire situé à Orphin près de Rambouillet.

Le reportage mentionnait en effet le laboratoire de Guerlain à Orphin. Thierry Wasser, qui y exerce son talent de parfumeur en tant que « nez » de la maison, s’est laissé interviewé, pour notre plus grand plaisir. « En fait, on ne crée pas, on écrit un parfum avant de le fabriquer. C’est un sacré clin d’œil pour la rose qui a inspiré tant de poètes et d’écrivains » a-t-il déclaré.

Soucieux de se procurer des matières premières de qualité, le reportage dévoile où Thierry Wasser va chercher les roses dont il se sert pour la création de ses fragrances. Ce talent, soucieux de qualité, n’hésite pas à se fournir dans des contrées éloignées, tel que le Maroc, la Bulgarie et surtout Grasse, terre de parfum par excellence.