Archives de Tag: parfums

Guerlain au Fifi Awards

Dans un mois, le 26 juin, se tiendra la cérémonie de l’édition française des Fifi Awards 2012. La Fragrance Foundation France est à l’origine du projet qui consiste à élire les parfums masculins et féminins de l’année. Guerlain y est nominé! 

Quinze parfums concourent pour la prestigieuse récompense  et les Français ont jusqu’au 10 juin prochain pour se décider et élire leurs fragrances préférées. Guerlain est nominé parmi les parfums féminins pour Shalimar Parfum Initial, et parmi les parfums masculins pour Habit Rouge. les électeurs peuvent voter sur le site internet des Fifi Awards, ainsi que sur la plateforme des partenaires de la Fragrance Foundation, comme Marionnaud. Je vous encourage donc à bien voter!

Il s’agit de la vingtième édition des Fifi Awards que la Fragrance Foundation France organise chaque année afin de récompenser des parfums lancés sur le marché français un an auparavant dans les principaux circuits de distribution. le Prix du Public, décerné entres autres prix,  élit le parfum féminin et le parfum masculin de l’année.

Cette cérémonie a également lieu depuis 40 ans à New York et de nombreuses personnalités y assistent issues du monde de la parfumerie, de la mode, du cinéma ou de la télévision. L’enjeu est de taille pour les parfumeurs, car le titre des Fifi Awards garantit une reconnaissance et une notoriété précieuse à l’heureux élu.

Guerlain mérite amplement ce titre! alors tous à vos écrans!


Fragrances… et matières premières insoupçonnées

Ce sont les fleurs, fruits, et autres matières végétales qui viennent à l’esprit en premier quand on évoque la composition d’une fragrance. Mais les parfumeurs ont aussi recours à d’autres ingrédients, qui ne cadrent pas toujours avec notre imaginaire, mais qui n’en demeurent pas moins fondamentaux.

Un parfum sent bon. Parfois fleuri, parfois plutôt fruité, il fait surgir avec lui, en toile de fond, des univers bucoliques et romantiques que l’on associe à des ingrédients nobles.  Pourtant, en plus des matières végétales utilisées, les marques de parfum ont recours à des essences d’origine animale qui donnent leur caractère aux parfums.

C’est Aimé Guerlain qui a osé le premier introduit une légère note animale issue des glandes annales de la civette dans son parfum Jicky en 1889. D’abord choquées, les femmes boudèrent le parfum alors que les hommes l’adoptèrent presque aussitôt. Il a finalement obtenu ses lettres de noblesse avec le temps pour devenir un parfum culte de la maison.

Six essences d’origines animales sont utilisées, souvent sous forme synthétique, car des questions d’éthique réglementent leur emploi. Elles jouent un rôle de fixateur et se rencontrent dans les parfums masculins, du moins pour les trois premières.

Il y a le musc, sécrétion produite par un cervidé mâle appelé « chevrotin porte-musc », animal vivant au tibet et qui se sert de cette substance pour attirer la femelle. Alors qu’autrefois il était nécessaire de le  tuer pour prélever les glandes, il est aujourd’hui possible de reproduire le musc en laboratoire.

Le castoréum  est extrait des glandes sébacées et sert à imperméabiliser la fourrure du castor. La civette est aussi une sécrétion d’un petit félin  du même nom qui,  une fois diluée, dégage une odeur de musc et de fleur très appréciée déjà, dit-on, par Cléopâtre elle-même.

L’ambre gris est un produit extrait du cachalot. Cette substance flotte pendant de longs mois avant d’être recueillie sur les plages, principalement celles des Océans Indien et Pacifique.

Enfin, la cire d’abeille est récoltée dans les ruches directement sous sa forme absolue en utilisant des solvants volatils produisant une concrète qui, lavée à l’alcool, donne l’absolue de cire d’abeille, ou absolue de brèche d’abeille.

Des matières premières étranges et précieuses dont la rareté et la récupération ne manquent pas non plus de poésie. Elles interviennent de manière angulaire  dans la formulation des fragrances et sans elles, certains parfums légendaires n’auraient jamais vu le jour.


Thierry Wasser et la métamorphose de Guerlain

Depuis 2008, la maison Guerlain a confié les rênes de sa destinée au génial nez suisse Thierry Wasser. Un pari en rupture avec la tradition du groupe, mais une belle réussite qui s’affirme année après année. quand héritage et innovation se confondent…

A l’image de la haute-couture, l’univers de la parfumerie dépend largement du talent et du génie de créateurs d’exception. Thierry Wasser a réussi en moins de deux ans à dépoussiérer la Maison Guerlain et à innover tout en respectant l’héritage du parfumeur français.

Guerlain occupe une place à part dans l’histoire de la parfumerie. Shalimar. Mitsouko. Nahema. Autant de parfums mythiques qui ont marqué leur époque et se sont inscrits dans la légende.

Intemporels et indémodables, ces fragrances ont conservé leur magie et leur pouvoir d’attraction au fil des décenies. Force est de constater toutefois que ces dernières années, Guerlain se reposait plus sur son patrimoine que sur sa créativité.

Une donne qui a totalement changé depuis 2008 et l’arrivée du génial Thierry Wasser, petit prodige de la parfumerie mondiale et esprit novateur d’exception qui apporte une nouvelle vision au parfumeur.

Ce créateur suisse, passé par Givaudan et Firmenich, mais aussi auteur et co-auteur de multiples parfums pour les maisons les plus prestigieuses (Dior, Armani, Lancôme,…) est l’étoile montante de l’univers des nez.

Moins de deux ans après son arrivée, le créateur visionnaire a déjà su imprimer sa marque et renouveler le style Guerlain. Homme. Idylle. Des parfums novateurs et aboutis qui ne sont sans doute que la première étape du renouvellement.

Thierry Wasser a en effet débarqué chez Guerlain avec la double mission d’apporter un nouveau souffle à la Maison tout en s’adaptant aux codes qui ont fait sa réputation depuis près de deux cent ans.

Ce n’est donc pas un hasard si, interrogé sur son créateur favori, il choisit Marc Jacobs. « Il arrive à exprimer une touche de folie, à bousculer les codes avec son style, dans un environnement pourtant très cadré ».

C’est tout le mal que l’on souhaite à la nouvelle vision de Guerlain.


Guerlain, une histoire de… flacons

Si Guerlain a marqué l’histoire de la parfumerie française, c’est aussi pour l’aspect visionnaire et ancré dans son époque des flacons de ses parfums. Des abeilles impériales à Shalimar, c’est la légende Guerlain qui s’est écrit sous nos yeux…

1853 : le flacon abeille conçu et dessiné pour l’impératrice Eugénie et son Eau de Cologne Impériale. Pendant un demi-siècle, il a été LE flacon Guerlain et est encore utilisé pour des fragrances de prestige.

1908 : le flacon est aujourd’hui surtout connu pour Jicky, le parfum qui a renversé bon nombre de codes sociaux du début du XXe siècle. Le flacon a été conçu à l’origine pour Rue de la Paix.

1912 : un flacon de légende qui a contenu deux des plus grandes fragrances du parfumeur : L’Heure Bleue pour laquelle il a été conçu, et surtout Mitsouko.

1925 : le flacon Shalimar, utilisé uniquement depuis près d’un siècle pour la référence indépassable de la Maison Guerlain.

1933 : conçu pour Vol de Nuit, mais plus tard utilisé pour Sous le Vent.