Fragrances… et matières premières insoupçonnées

Ce sont les fleurs, fruits, et autres matières végétales qui viennent à l’esprit en premier quand on évoque la composition d’une fragrance. Mais les parfumeurs ont aussi recours à d’autres ingrédients, qui ne cadrent pas toujours avec notre imaginaire, mais qui n’en demeurent pas moins fondamentaux.

Un parfum sent bon. Parfois fleuri, parfois plutôt fruité, il fait surgir avec lui, en toile de fond, des univers bucoliques et romantiques que l’on associe à des ingrédients nobles.  Pourtant, en plus des matières végétales utilisées, les marques de parfum ont recours à des essences d’origine animale qui donnent leur caractère aux parfums.

C’est Aimé Guerlain qui a osé le premier introduit une légère note animale issue des glandes annales de la civette dans son parfum Jicky en 1889. D’abord choquées, les femmes boudèrent le parfum alors que les hommes l’adoptèrent presque aussitôt. Il a finalement obtenu ses lettres de noblesse avec le temps pour devenir un parfum culte de la maison.

Six essences d’origines animales sont utilisées, souvent sous forme synthétique, car des questions d’éthique réglementent leur emploi. Elles jouent un rôle de fixateur et se rencontrent dans les parfums masculins, du moins pour les trois premières.

Il y a le musc, sécrétion produite par un cervidé mâle appelé « chevrotin porte-musc », animal vivant au tibet et qui se sert de cette substance pour attirer la femelle. Alors qu’autrefois il était nécessaire de le  tuer pour prélever les glandes, il est aujourd’hui possible de reproduire le musc en laboratoire.

Le castoréum  est extrait des glandes sébacées et sert à imperméabiliser la fourrure du castor. La civette est aussi une sécrétion d’un petit félin  du même nom qui,  une fois diluée, dégage une odeur de musc et de fleur très appréciée déjà, dit-on, par Cléopâtre elle-même.

L’ambre gris est un produit extrait du cachalot. Cette substance flotte pendant de longs mois avant d’être recueillie sur les plages, principalement celles des Océans Indien et Pacifique.

Enfin, la cire d’abeille est récoltée dans les ruches directement sous sa forme absolue en utilisant des solvants volatils produisant une concrète qui, lavée à l’alcool, donne l’absolue de cire d’abeille, ou absolue de brèche d’abeille.

Des matières premières étranges et précieuses dont la rareté et la récupération ne manquent pas non plus de poésie. Elles interviennent de manière angulaire  dans la formulation des fragrances et sans elles, certains parfums légendaires n’auraient jamais vu le jour.

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