Devenir parfumeur ou le long parcours d’un démiurge

Plus j’alimente ce blog, plus l’univers du parfum suscite mon admiration, en particulier le savoir faire des parfumeurs. Je me suis penché sur cette activité peu connue et transversale, au croisement de différents métiers. Même s’il est trop tard pour moi,  l’affinement des techniques en parfumeries et l’ouverture de nouvelles formations sont susceptibles d’inspirer des vocations inattendues.

Le métier de parfumeur, aussi appelé « nez » ou « créateur de parfum, possède une particularité qui le rend relativement difficile d’accès: sa polyvalence. Doté d’une mémoire irréprochable, un parfumeur doit aussi détenir de solides connaissances scientifiques et faire preuve de créativité. Enfin, il doit être à l’affût des dernières tendances afin d’inscrire ses créations dans l’air du temps et maîtriser quelques notions de marketing pour être en position de les vendre.

Patience et persévérance sont aussi deux de ses principales vertus. Il faut prendre le temps de s’approprier quelques 400 matières premières, pour être éventuellement ensuite capable d’enregistrer 1500 à 2000 odeurs. ce n’est pas pour rien si la formation est aussi longue. En France, l’ISIPCA (Institut supérieur international de la parfumerie, de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire) accepte chaque année vingt candidats dans l’option parfumerie. Ceux-ci doivent être titulaires d’un diplôme d’études universitaires générales de chimie ou de biochimie. Le cursus de formation est alors de deux ans de cours théoriques alternés de stages pratiques dans des sociétés de parfumerie. Il faut ensuite faire ses preuves sur le terrain.

Une fois tous les obstacles surmontés, les opportunités de création se révèlent passionnantes : comme un compositeur entend sa mélodie avant de la coucher sur le papier, le parfumeur est capable de sentir mentalement sa fragrance avant d’en écrire la formule. Il est démiurge, usant de ses connaissances et de l’infinie palette des associations pour accoucher de la composition qu’il aura imaginée.

La profession a connu un certain nombre d’évolutions et offre un nouvel horizon aux jeunes qui voudraient s’engager dans cette voie. Quand il était question d’artisanat il y a encore quelques années, on parle aujourd’hui d’industrie et même de business. De plus, de nouvelles mesures de législation et de prix des matières premières naturelles sont venues à la fois contraindre et renouveler la pratique du métier.

Guerlain n’est pas en reste avec Thierry Wasser, un « nez » infaillible détenteur de 3000 odeurs et  dont les compositions font mouche à chaque fois.

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